1914 Soldat Noël LEBORGNE

Le soldat Noël Elie LEBORGNE est né à Legé dans la dernière semaine du mois de février 1888. Ses parents sont Auguste Leborgne et Virginie Robin.

Il est tailleur et habite Rue des Cornards dans le bourg de Legé. Toutefois en 1913, on le voit résider 183, rue Saint-Denis à Paris

Il rejoint son régiment, le 64° Régiment d’Infanterie d’Ancenis (il est affecté dans le 3° Bataillon – 16° Compagnie).

Il décède des suites de ses blessures le 24 décembre 1914 à la Boisselle (département de la Somme). [Relevons l’ironie du sort : ce soldat au prénom de Noël, décède au moment où la Célébration de Noël !]

La Médaille Militaire lui sera décernée à titre posthume avec les mentions « Brave soldat tué à l’ennemi le 24 décembre 1914 devant la Boisselle » . Il aura aussi la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

Soulignons une erreur à l’attention des lecteurs du relevé de  l’historien Emile Gabory. Il donne comme date de décès le 24 décembre 1915. C’est bien difficile car nous trouvons la transcription du décès de cet homme à l’Etat-Civil de la Mairie de Legé à la date du 20 octobre 1915 !

 

 

 

 

 

 

 

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1914 Soldat Gustave GUILBAUD

Gustave Félix François GUILBAUD est né à Saint-Jean-de-Corcoué à la mi-juillet 1888. Ses parents sont Jean-Marie Guilbaud et Marie Rousseau.

Il est cultivateur à la Pouvraire. Son apparence ? C’est un homme de 1.69 mètre aux cheveux noirs et aux yeux gris.

Il est rappelé lui aussi dès le 3 août 1914 et rejoint le 318° Régiment d’Infanterie à Quimper (Finistère).

Il disparaît à Moulin-sous-Touvent (département de l’Oise) le 20 septembre 1914. C’est le jugement du Tribunal Civil de Nantes qui fixe cette date dans son jugement du 16 novembre 1920.

Etait-il caporal comme l’indique l’historien Emile Gabory ? Sur la fiche tirée du site de l’Armée « Mémoire des Hommes » on voit que la mention « caporal » est biffée et remplacée par « soldat ». Le « Livre d’Or » de la Commune de Legé indique seulement aussi « soldat ».

 

L’Historique du 318° Régiment d’Infanterie donne les précisions suivantes sur les événements que les soldats ont à subir ce jour-là  (y compris les erreurs de l’artillerie française !) :

« 20 septembre
Alerté par une violente canonnade, le 318 e reprend ses positions de la veille, à 2
h. 30, au bois de Sapins..
A 5 heures, ordre est donné de renforcer Puiseux.  Le régiment se porte à Moulin
par le ravin. La 20e compagnie essaye de déboucher dans Moulin, mais est accueillie par des feux partant des crêtes de Puiseux , déjà occupées par l’ennemi. En effet, les 23e
et 24e compagnies avaient été attaquées à 4 heures.
Trompés et surpris par l’ennemi qui s’est avancé jusqu’à 30 mètres, presque tous les hommes sont tués, blessés, ou faits prisonniers. Pertes considérables. Nos mitrailleuses sont prises et la section décimée.
A 9 h. 30, la 19e compagnie (sous-lieutenant Le BARILLEC ) après des feux à courte distance, réussit à prendre d’assaut une maison, où s’était réfugié un détachement allemand. Elle fait 53 prisonniers.
La 19e compagnie, la 17e et une section de la 18e , le tout sous les ordres du lieutenant-colonel COLLARDET , monte sur Puiseux , où elle pourrait pénétrer si notre artillerie ne
la canonnait pas.
En outre, nous recevons des feux d’infanterie de tous côtés, et sommes obligés de nous replier, d’abord sur Moulin , puis sur la ferme de Touvent.
A ce moment, un bataillon du 316e venu pour nous renforcer, croit Touvent occupé par l’ennemi, et prend ses dispositions de combat. Notre artillerie encore une fois induite en erreur, tire sur le 316e, ainsi que sur le 318e, qui se retire dans les cavernes. [ … ]
Pertes : 25 tués, 375 blessés et disparus [… ] »

 

 

 

 

 

 

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1914 Soldat François GUILBAUD

Ce soldat, célibataire, est un homme de 1.63 mètre aux cheveux blonds. Ses yeux sont de couleur rousse.

François Armand Célestin GUILBAUD est cultivateur à la Bézilière mais il est à Saint-Etienne-de-Corcoué à la fin du mois de juillet 1889. Son père se nomme également François Guilbaud et sa mère est Eléonore Perrocheau.

Il est rappelé le 3 août 1914 et rejoint le 137° Régiment d’Infanterie de Fontenay-le-Comte.

Il décède à la Fère-Champenoise (département de la Marne le 7 septembre 1914.

Sa fiche de conscription dit qu’il a été inhumé à La Fère-Champenoise. Pourtant suite à sa disparition, c’est le Tribunal Civil de Nantes dans le Jugement déclaratif du 13 juin 1918 qui fixe la date de son décès.

Est-il enterré dans la Nécropole Nationale de la Fère-Champenoise ? 58146 soldats français y reposent dont 3349 dans l’Ossuaire.

 

 

 

 

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1914 Soldat Clément GOUINEAU

Cet homme de 1.74 mètre aux yeux bruns et aux cheveux noirs, est né à la Crochetière de Legé à la mi-novembre 1888. Il est le fils de Henri Gouineau et de Jeanne Barteau.

Clément Donatien Eugène GOUINEAU  est cultivateur à la Gaillardière. Il est rappelé le 3 août 1914 et rejoint le 93° Régiment d’Infanterie de la Roche-sur-Yon.

Il décède « des suites de  blessures de guerre » à l’Hôpital Mixte de Tours (département de l’Indre-et-Loire) le 20 septembre 1914.

Il est inhumé à Tours (département de l’Indre-et-Loire) dans le Carré Militaire « La Salle » (que nous voyons sur cette photo) ( Carré 35 / Tombe 30)

AA_NN37_ToursLaSalle

 

 

 

 

 

 

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1914 Soldat André GILLET

Le pâtissier (il a été cuisinier à Paris en 1911! ) André Henri GILLET est né au bourg de Legé à la mi-septembre 1891. Il est le fils de Louis Gillet et de Marie-Mélanie Bardoul. Il est célibataire.

Ses parents (et lui-même ? ) résident rue des Cornards.

Il est incorporé le 6 octobre 1912; Il fait partie du 26° Bataillon de Chasseurs à pied de Pont-à-Mousson.

Il trouve la mort le 22 août 1914 à Joppecourt (département de Meurthe-et-Moselle)

Le  bulletin « Historique du 26° Bataillon de Chasseurs à pied » (Imprimerie Paillart) parle en ces termes de cette bataille :

« Le bataillon est  […] le 22 à Joppecourt en pleine bataille de Lorraine. Vers 16h 15, l’ennemi menace d’enlever l’artillerie de la 40° Division. Brusquement, alors le bataillon reçoit l’ordre d’attaquer pour la délivrer.

Les capitaines Bécourt et David entraînent dans un élan magnifique, leur compagnie au milieu des champs de blé; mais l’ennemi, dissimulé le long de la voie ferrée, fournit un feu intense. Il y a des pertes. La première ligne très éprouvée hésite, les autres compagnies du bataillon s’engagent alors successivement pour entraîner la progression. L’enthousiasme est magnifique. Des blessés continuent à combattre […] Le sous-lieutenant De Foville, réussit par son sang-froid et son courage, à déloger les Allemands, d’une lisière de bois. Le sous-lieutenant Riboulot, laissé pour mort sur le terrain, regagne nos lignes à force d’énergie. [….]

Grâce à la rapidité et l’énergie de l’attaque, le bataillon progresse assez pour permettre le repli de l’artillerie. Sa mission terminée, il suit le mouvement général, il se dirige vers Xivry-Circourt où sont les voitures, mais l’ennemi l’ont devancé et le reçoit à coups de fusils. De tout le T.C., le lieutenant Cadastrenc ne réussit à sauver que la caisse »

Il faut savoir que durant ce combat du 22 août 1914, le 26° Bataillon de Chasseurs à pied perd 451 hommes et 40 officiers ou sous-officiers.

Déclaré disparu (Jugement Déclaratif du tribunal de Nantes du 3 juin 1920), on sait aujourd’hui qu’il est inhumé tombe 33 de la nécropole Nationale de Fillières (département de la Meurthe-et-Moselle)

 

 

 

 

 

 

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1914 Soldat Philémon GARREAU

Philémon Henri Eugène Marie GARREAU est né à Legé au début de janvier 1889. Il est le fils de Eugène Garreau et de Marie-Alexina Talneau.

Il est l’époux de Delphine-Marie Defontaine.

S’il était cultivateur en 1910, on le trouve au début de la guerre, il exerce un autre métier (lequel ?) puisqu’il réside rue de Coulmiers à Nantes.

On le décrit comme un homme de 1.69 mètre aux yeux noirs et cheveux noirs également.

Il est rappelé dès le 3 août 1914 au sein du 65° Régiment d’Infanterie de Nantes. Il disparaît le 23 août 1914 au Bois de la Marfée, au sud de Sedan, dans le département des Ardennes.

En ce domaine, le « Livre d’Or » et la fiche de conscription fixent  la date de décès au 25 août. Toutefois, nous nous référons à l’acte de décès -Etat-Civil de la Mairie de Legé- qui indique le 23 août.(Jugement du Tribunal de  Nantes du 19 octobre 1920).

Sur la fiche de conscription il y a une précision supplémentaire, sur le moment de sa disparition, « Présumé blessé ».

Sur le « Livre d’Or » de la Commune de Legé, le prénom « Marie » ne figure pas mais il est bel et bien inscrit sur son acte de naissance.

 

 

 

 

 

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1914 Soldat Oscar Octave DELHOMMEAU

Tout d’abord une fausse hésitation : cet homme prénommé Oscar dans le « Livre d’Or » et sur le site Internet « Mémoire des Hommes » , se prénomme bien « Octave » si on se refère à son acte de naissance (Etat-Civil de la Mairie de Legé).

On relève aussi une autre erreur dans cette rubrique du « Livre d’Or »: on y dit qu’il est né à « Lucé le 4 juillet 1896 » (Le site « Mémoire des Hommes » quant à lui, dit « Sucé »). L’acte de naissance déjà cité indique bien la naissance au 4 juin 1886 à la Grosse Roche de Legé! Ses parents sont Alfred Delhommeau et Marie-Julienne Charrier.

Octave Auguste Alfred DELHOMMEAU est maçon et habite la Garrelière. C’est un homme, célibataire, de 1.67 mètre aux cheveux noirs et aux yeux bruns.

Il est rappelé dans son régiment, le 65° Régiment d’Infanterie de Nantes, le 3 août 1914.

Il est tué « à l’ennemi » le 8 septembre 1914, à la Fère-Champenoise, dans le département de la Marne.

Il est considéré « disparu » ( Jugement déclaratif  Nantes 26 janvier 1920)

D’après sa fiche militaire il avait pourtant été inhumé à Ecury-le-Repos (département de la Marne). Il est possible qu’il repose dans la Nécropole Nationale de la Fère-Champenoise. Elle se trouve à 6 km de Ecury-le-Repos.


 

 

 

 

 

 

 

 

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